Examens fédéraux : ce que sont les Galops et comment on les passe
Les Galops sont les niveaux officiels du cavalier licencié : ce que la fédération publie sur leur évaluation, leur passage en club et les exigences en compétition.
- 16/09/2026
- Apprendre à monter
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Écrit par la rédaction de Selle et Sentier. Corrections et questions : contact@centre-equestre-anduze.com.
Un cavalier licencié peut monter chaque semaine pendant des années sans jamais passer un examen. Puis vient le jour où l’on veut concourir, partir en randonnée encadrée ou simplement savoir où l’on en est. Les examens fédéraux répondent à cette question : ils attestent, par niveaux, ce qu’un pratiquant sait faire, sait soigner et sait comprendre. Ils se passent au sein du club, et ils ne s’improvisent pas la veille.
La Fédération Française d’Équitation donne à ces niveaux un nom officiel : les Galops. Derrière l’appellation, il y a un règlement spécifique et des modalités d’évaluation construites à partir de situations observables et de comportements fondamentaux de l’équitation. Autrement dit, on n’évalue pas une théorie récitée, mais des gestes et des réactions que l’encadrant peut voir.
Les Galops, un référentiel avant d’être un examen
Le mot « Galop » désigne d’abord un référentiel de compétences. Le plan de formation fédéral, dans sa version 2012, intègre les dimensions cognitives, affectives, émotionnelles et relationnelles de l’apprentissage. Cette formulation mérite qu’on s’y arrête : elle signifie qu’un niveau ne se limite pas à la qualité des transitions ou à la tenue des rênes. La formation du cavalier inclut aussi le travail à pied et la manipulation du cheval, formalisés comme une partie du parcours.
Les Galops évaluent donc trois familles de choses en même temps : la pratique équestre, les soins et les connaissances. Un cavalier qui saute proprement mais ne sait pas panser son cheval n’a pas validé l’ensemble. Cette logique explique pourquoi les examens se déroulent au club plutôt qu’ailleurs : c’est le lieu où le cavalier est vu à cheval, mais aussi à l’écurie.
Comment se passe le passage, et qui décide
C’est le point qui surprend le plus les familles. La page fédérale consacrée aux Galops ne publie pas de calendrier national ni de session unique : elle indique que les Galops se passent au sein du club, et invite à se rapprocher de son club pour savoir comment les passer. Le rythme, l’organisation concrète et le moment de l’année relèvent donc de la structure où le cavalier monte.
Pour choisir un club, un centre ou un poney-club, la fédération met en avant un outil de recherche. Mais la question du « comment » se règle localement, avec l’équipe pédagogique qui connaît la progression de chaque élève. Un centre équestre affilié construit ses créneaux et ses examens en fonction de sa cavalerie et de ses encadrants, ce qui explique que deux clubs voisins ne procèdent pas de la même façon.
Quels niveaux pour quel public ?
Le référentiel se lit en plusieurs familles. D’un côté les Galops Poneys, programme de formation spécifique dédié aux plus jeunes, de 3 à 10 ans. Ils s’inscrivent dans le projet éducatif de la fédération et prennent en compte les aspects fondamentaux du développement physiologique, psychologique, intellectuel et relationnel de l’enfant. Ils évaluent de façon ludique les acquis à poney, et l’essentiel des acquisitions se fait au poney-club, dans le cadre des séances et des stages, à pied ou à poney.
Ces Galops Poneys sont organisés en deux cycles proposant chacun trois étapes, ce qui jalonne l’apprentissage jusqu’aux portes du Galop 2 de cavalier. Un enfant peut donc progresser pendant plusieurs années avant d’entrer dans la série des Galops de cavalier, sans que ce soit une voie au rabais : c’est un parcours à part entière, pensé pour son âge.
Les Galops de cavalier, du 1 au 9
Pour les cavaliers, la fédération publie un programme officiel des Galops 1 à 7, disponible dans une version synthétique et dans une version par module, ainsi que des fiches pédagogiques propres à chaque niveau, du Galop 1 au Galop 4. Les Galops 8 et 9 font l’objet d’un programme distinct.
Cette architecture par modules n’est pas un détail administratif. Elle indique qu’un niveau se compose de blocs de compétences, et qu’on peut travailler ces blocs séparément avant de les présenter ensemble. Pour un cavalier qui reprend l’équitation après une interruption, ou pour un adulte débutant, cette lecture par modules aide à comprendre ce qui manque réellement avant de se présenter.
Que faut-il pour concourir ?
C’est ici que les choses deviennent très concrètes, et la réponse tient en un chiffre. Pour participer aux compétitions officielles, il est nécessaire de posséder son Galop 7. La fédération précise que cette exigence vaut pour les disciplines de concours de saut d’obstacles, dressage, concours complet, hunter, endurance et TREC, avec des formulations propres à chacune. Pour le concours de saut d’obstacles, le Galop 7 de cavalier est obligatoire, ou bien une participation minimum à une épreuve Amateur ou Pro en CSO avant le 17 novembre 2008. En dressage, le Galop 7 de cavalier ou le Galop 7 de dressage est obligatoire, ou la même participation avant cette date. En hunter, le Galop 7 de cavalier est exigé.
Un point de calendrier peut faire échouer un engagement : le Galop 7 doit être validé au moment de la clôture des engagements du concours visé. Si ce n’est pas le cas, la participation à l’épreuve n’est pas possible. La date d’examen ne s’arrange donc pas avec la date du concours, c’est l’inverse.
Le tourisme équestre a ses propres examens
À côté des Galops, la fédération distingue les examens de tourisme équestre. Ceux-ci permettent de valider des compétences propres à la pratique de la randonnée à cheval, ce que les Galops de cavalier ne recouvrent pas de la même manière. Les brevets de tourisme équestre font l’objet d’une page dédiée, distincte de celle des Galops de cavalier.
Pour un cavalier du Gard ou des Cévennes qui envisage l’itinérance, cette distinction compte : elle sépare ce qui relève de la compétence générale de ce qui relève de la conduite d’une randonnée. Le trot dispose également de son propre programme officiel, sur les niveaux 1 à 5. Un cavalier curieux de savoir à quoi correspondent ces niveaux dans sa situation peut interroger son club, puisque c’est lui qui organise le passage et connaît les niveaux déjà validés par ses licenciés.
Fédération Française d’Équitation, page « Les Galops de cavalier ». On y trouve la définition officielle des Galops comme niveaux de compétences du pratiquant licencié, les programmes et fiches pédagogiques des Galops de cavalier 1 à 7 puis 8 et 9, les Galops Poneys avec leur règlement et leur plan de formation, les Galops de compétition pour les disciplines de dressage, CSO, CCE, hunter, endurance et TREC, ainsi que le règlement général des Galops et les plans de formation fédéraux. La page indique que les Galops se passent au sein du club et renvoie vers un outil de recherche de club.
Un passage d’examen suppose une licence à jour : la page Licence FFE : ce qu’elle couvre réellement détaille ce cadre, et la rubrique Apprendre à monter rassemble les autres étapes du parcours.
La rédaction de Selle et Sentier / contact@centre-equestre-anduze.com
Lire les niveaux
| Niveau | Ce que la fédération en publie | Le repère du cavalier |
|---|---|---|
| Galops Poneys | programme dédié aux plus jeunes pratiquants | mène aux portes du Galop 2 de cavalier |
| Galops 1 à 4 | programme officiel du cavalier | progression au sein du club |
| Galops 5 à 7 | programme officiel du cavalier | niveaux exigés selon les disciplines |
| Galops 8 et 9 | programme distinct, avec une version synthétique | au-delà du parcours de club |


